OL ON T'AIME,OL ON T'ADORE,ON CHANTERA POUR TOI JUSQU'A LA MORT !

L’Olympique lyonnais, couramment abrégé en OL, est un club de football français fondé en 1950. Le club, basé dans le quartier de Gerland, est présidé depuis juin 1987 par Jean-Michel Aulas et l'équipe est entraînée par Rémi Garde depuis le 21 juin 2011. Il évolue depuis 1989 en Ligue 1.

L'Olympique lyonnais évolue dans le Stade de Gerland et s'entraîne au centre Tola Vologe, à Lyon. Il possède à son palmarès sept titres de champion de France, quatre Coupes de France et une Coupe de la Ligue, ce qui en fait l'un des clubs les plus titrés de France.

Le club connaît son apogée au cours des années 2000 avec sept titres consécutifs de champion de France, ce qui constitue un record françaisnote 2, entre 2002 et 2008, une Coupe de France et une Coupe de la Ligue. La section féminine du club a remporté quant à elle le championnat féminin à neuf reprisesnote 3. En 2007, les sections masculines et féminines remportent chacune leur championnat de France, pour la première fois dans l'histoire du football français. En 2008, l’Olympique lyonnais fait mieux en remportant les deux doublés coupe-championnat, homme et femme. Lors de la saison 2010-2011, la section féminine remporte la Ligue des champions.

Sur le plan international, le club participe régulièrement à la plus prestigieuse des coupes européennes, la Ligue des champions. Après avoir été membre du G14, organisation des clubs les plus importants et riches d'Europe, jusqu'à sa dissolution en janvier 2008, il fait partie des fondateurs de l'association européenne des clubs.

Le Lyon olympique est un club omnisports fondé en 1896, initialement issu de la fusion du Racing club de Vaise et du Rugby club de Lyon, pour devenir le Racing club4. Le club se dote d'une section football en 1899. Premier club du Lyonnais qualifié en phases finales du championnat de France de football USFSA 1906, il affronte l'Olympique de Marseille en huitièmes de finale4. Après un match nul deux buts partout, les Lyonnais ne se rendent pas à Marseille pour rejouer la rencontre. Éclipsé par le FC Lyon en 1908 et 1909, le Racing club, devenu le Lyon olympique universitaire en 19104, retrouve le championnat de France en 1910. Écartant Besançon sur un score de quatre buts à un, les Lyonnais s'inclinent par cinq buts à zéro face au Stade helvétique de Marseille, en quarts de finale4. Le club est encore présent en championnat de France USFSA en 1913 et se retrouve éliminé en huitièmes de finale, par cinq buts à un, par Saint-Raphaël4. Le « LOU » évolue alors au stade des Iris en attendant la fin de la construction du Stade de Gerland, finalement achevé en 19265.

Sous l'impulsion de Félix Louot qui investit une somme de treize millions de francsa 1, le LOU rejoint les rangs professionnels en 1942 et enlève, avec deux points d'avance sur Bordeaux, la poule sud du dernier « championnat de guerre » (Champion de France Zone Sud(Lyon) qui affronte le Champion de France Zone Nord(Rouen))en 19456. La finale nationale du championnat oppose Lyon à Rouen. Les Rouennais s'imposent par quatre buts à zéro. Malgré tout, ces bons résultats récoltés en temps de guerre permettent au LOU d'être promu en Division 1 à la reprise de la saison 1945-1946. Le club est présidé alors par Félix Louot, et est relégué en D2 à la fin de cette saison7.

En mai 1950, des dissensions fortes8 entre les sections football et rugby du LOU provoquent une scission entre ces deux sections. Les dirigeants du LOU préférant mettre en avant la section rugby avec une activité universitaire plus répanduea 2. La première réunion à la création du club a lieu le 19 mai 1950 à la Brasserie de la République pour une annonce officielle le 23 maia 3 depuis le Café Neuf, un glacier situé au bord de la place Bellecour. Le départ de la section de football professionnel est effectif le 27 mai 1950 lorsque les statuts sont déposés en préfecture du Rhôneb 1. Cette décision a eu lieu sous l'impulsion du Docteur Trillat et de Groslevin, Vitalis, Marceau, Carrel, Daurensan et Maillet9. Cette dernière opte alors pour un nouveau nom : l’Olympique de Lyon et du Rhône9. Le 31 mai 1950, la Commission de football amateur du Lyon olympique universitaire se réunit pour demander le rattachement de la section amateur au nouveau clubb 2. En réplique à cette guerre football-rugby, le LOU est interdit de football pendant deux saisons par la Ligue du Lyonnais et après cette peine purgée, le LOU refonde une nouvelle section de football en son sein, créant à l'occasion un nouveau club, avec nouveau numéro d'affiliation à la FFF, qui existe aujourd'hui encore10.
1950-1965 : premiers résultats nationaux[modifier]
« Tout prêt de 25 000 francs donnera droit à une voix. »

Annonce de la direction du club.

Oscar Heisserer est le premier entraîneur de cette nouvelle structure. Il conserve donc son poste de l'ancienne section football du LOUa 3. D'un point de vue économique, la direction installée dans le quartier de la Part-Dieu lance un emprunt public pour trouver les 15 millions de francs réclamés par la Fédération française de football. Lors d'une réunion le 6 juin 1950, une décision stipule que « Tout prêt de 25 000 francs donnera droit à une voix » est établiea 3. La semaine suivante, lors de la réunion du 12 juin, onze promesses de dons ont été effectuéesb 3. Le président Félix Louot investit un million de francs, tout comme la paire Forest-Rochet. Le futur directeur sportif, Marceau, investit quant à lui un million six-cent mille francsa 3. Le montant total des engagements s'élève à 6 900 000 francsb 3. Le premier match officiel de l'Olympique lyonnais en deuxième division a lieu le 26 août 1950 contre le Cercle athlétique de Paris pour une victoire par trois buts à zéroa 3. Les débuts sont par ailleurs prometteurs pour l'équipe puisqu'elle enchaîne une série de neuf victoires et un match nul lors des dix premières journées de la saison 1950-1951a 4. Le titre de champion de France est acquis après la victoire sur l'AS Monaco par trois buts à zéro dans le stade de Gerland devant cinq mille spectateursa 4. Cette accession permet à la direction d'obtenir des subventions municipales. Édouard Herriot alors maire de Lyon offre jusqu'à cent-mille francs en 1954a 4. Lors de cette première saison, le 23 novembre 1950, l'association Olympique lyonnais est crééeb 4. Elle a pour but de « promouvoir la pratique et le développement du football et la création entre tous ses membres de liens d'amitié et de solidarités ». Elle est affiliée à la Fédération française de football et permet notamment le développement de la section jeune et la diffusion de bulletins et de publicationsb 4.

L'OL fait donc son entrée en première division en 1951 pour redescendre aussitôt en deuxième division en 1952 après s'être classé à l'avant-dernière place9. Promus en 1954, ils débutent alors une longue présence en première division. Le club connait une première période faste au milieu des années 1960, avec comme avant-centre vedette Fleury Di Nallo.

Les Lyonnais atteignent la cinquième place en 1963 et même la quatrième place en 196411. Surtout, ils remportent le premier trophée du club cette année-là. Après avoir échoué l'année précédente en finale face à l'AS Monaco, auteur du doublé Coupe-Championnat12, ils parviennent à remporter la Coupe de France 1964 en battant en finale les Girondins de Bordeaux par deux buts à zéro après avoir éliminé le RC Lens en quarts de finale et le Valenciennes FC en demi-finales13.
Entrée principale du stade de Gerland

Cette époque est également celle des premières compétitions européennes. Les trois premières participations sont difficiles et voient le club ne pas passer pas un seul tour de compétition. Le club découvre l'Europe avec la deuxième édition de la coupe des villes de foire en 1958. Les Lyonnais sont éliminés par l'Inter de Milan par un score de zéro but à sept en match aller à San Siro et un partout au retour14. En 1960note 4, ils sont battus par Cologne XI15, une sélection des joueurs de la ville de Cologne. Défaite par trois buts à un en Allemagne, la victoire deux buts à un à Lyon ne suffit pas. Enfin en 1961, l'équipe est éliminée par Sheffield Wednesday16. Malgré une victoire par quatre buts à deux au match aller, les Lyonnais s'inclinent par cinq buts à deux au retour.

En 1963, l'OL réalise son premier parcours en coupe d'Europe. Finaliste de la précédente Coupe de France — et étant donné que le vainqueur, l'AS Monaco, participe à la Coupe d'Europe des clubs Champions —, l'équipe fait ses grands débuts en Coupe des Coupes17. Le club effectue un brillant parcours dans la compétition : après avoir battu Boldklubben 1913 par deux fois trois buts à un, ils éliminent l'Olympiakos par quatre buts à deux et une défaite deux buts à un au match retour. Vient alors le premier exploit en quarts de finale face à Hambourg qu'ils éliminent malgré un match nul un partout au match aller, grâce à une victoire par deux buts à zéro au match retour18. En demi-finale, ils sont tenus en échec à Gerland par le Sporting Club du Portugal par zéro à zéro avant d'aller chercher un match nul un partout à Lisbonne18 mais la règle du but à l'extérieur ne sera mise en application que quelques années plus tardnote 5. Ils doivent donc jouer un match d'appui à Madrid où ils sont défaits par un but à zéro, laissant les Portugais aller en finale, qu'ils gagnent face au MTK Budapest18. Cette première épopée européenne ne se reproduit pas lors de l'édition suivante où ils sont éliminés dès le premier tour par le FC Porto sur des scores de trois à zéro, puis un but à zéro19.
1965-1987 : stagnation en milieu de tableau
Aimé Jacquet entraîneur de 1976 à 1980

Sixièmes en 1965, les Lyonnais retrouvent les années suivantes la monotonie du milieu de classement11. En 1967, une deuxième victoire en Coupe de France20, grâce à un succès par trois buts à un face à Sochaux en finale, leur permet de retrouver la Coupe des Coupes dans laquelle ils éliminent Aris Bonnevoie par deux victoires conclues sur des scores de trois buts à zéro et deux buts à un ; puis Tottenham par une victoire un but à zéro et une défaite trois buts à quatre ; avant de tomber encore une fois face à Hambourg, en quarts de finale. Les deux premières rencontres ayant été remportées par deux buts à zéro par l'une et l'autre des équipes, un match d'appui a eu lieu avec une victoire de Hambourg par deux buts à zéro21.

L'année suivante, ils effectuent un bref parcours en Coupe des villes de foire, contre deux clubs portugais, Coimbra et le Vitória Setúbal FC. Ils franchissent le premier tour grâce au tirage à la pièce, chaque club ayant remporté son match à domicile un but à zéro. Les trois dernières saisons des années 1960 voient l'Olympique lyonnais rester dans le milieu de tableau, et échouer chaque année en huitième de finale de la coupe de France.

Un nouveau cycle démarre au début des années 1970. Les Lyonnais, dirigés par Aimé Mignot et renforcés par Bernard Lacombe, Serge Chiesa ou encore Raymond Domenech, atteignent la cinquième place en 197222 et se placent pour la première fois de leur histoire sur le podium du championnat de France en 1974 et 197522, loin derrière l'ASSE, champion de France ces deux années-là. Ils remportent l'édition 1973 de la Coupe de France en battant en finale le FC Nantes 2 buts à 123, les empêchant du même coup de réaliser le doublé Coupe-Championnat qui leur était promis24. Le club commence dès lors à devenir un habitué de la Coupe des Coupes dont il atteint encore les huitièmes de finales en 197425. Malgré ces coups d'éclat, jamais l'OL n'est en mesure de se mêler à la lutte pour le titre.

L'OL a de profond problèmes financiers en 1977 car le monde professionnel instaure les contrats dit « à temps » qui oblige les clubs à être propriétaire de ses joueurs en leur versant un salaire mensuelb 5. La masse salariale étant de 4,9 millions de francs en 1976, l'OL n'a pas les moyens financiers suffisants, il possède un passif de cinq millions de francsb 5. Pour survivre, le club est donc obligé de vendre, et cela commence avec le départ de Raymond Domenech à Strasbourg pour 600 000 francs, et la proposition de l'OL à ses joueurs de diminuer les salaires. En 1978, c'est Bernard Lacombe qui est obligé de quitter le club pour 1,6 million de francsb 5.

À la fin des années 1970, le cycle s'achève et l'équipe retrouve les dernières places du championnat avec notamment une 18e place en 1980 qui lui fait frôler la relégation22. Un barrage victorieux face à Avignon, grâce une victoire par six buts à zéro au match aller et une défaite quatre buts à deux au retour, sauve pour un temps la situation. La saison suivante, l'ASSE remporte son 10e titre de champion. Jamais la célèbre phrase26 prononcée par le président des Verts dans les années 1970, Roger Rocher : « En matière de football, Lyon a toujours été la banlieue de Saint-Étienne » n'a eu autant de sens qu'à cet instant. Finalement relégués à l'issue de la saison 1982-1983, les Lyonnais, qui détiennent alors le record de la plus longue période consécutive dans l'élite avec vingt-neuf saisons26, commencent un long purgatoire de six ans27.
1987-2001 : arrivée de Jean-Michel Aulas
En 2001, ici contre les Girondins de Bordeaux, l'OL termine second du championnat et remporte la Coupe de la Ligue.

En 1987, alors que le club vient de passer quelques années en deuxième division, Jean-Michel Aulas en prend la direction28. Mais cette prise de pouvoir n'est pas le fruit du hasard. Dès le 1er mars 1987, lors d'une rencontre entre l'Olympique de Marseille et le Stade rennais, Bernard Tapie alors président de l'OM est interrogé par un journaliste rhodanien sur la situation du football à Lyonb 6. Il répond qu'il « connait un jeune industriel, Jean-Michel Aulas, qui ferait un excellent président pour l'OL ». Or ce dernier n'est que membre du Club des cents et quelque temps plus tard Charles Mighirian le nomme administrateur du club. Ce statut lui confère le droit de se présenter à la présidence, ce qu'il fait, et est élu le 15 juin 1987 à la succession de Charles Mighirianb 6. Il ambitionne alors une « qualification européenne dans les trois ans29 ». Bien qu'il surprenne en limogeant presque dès son arrivée l'entraîneur Robert Nouzaret28, l'un des symboles fort et populaire du club, la remontée en D1 est acquise dès 198927, grâce entre autres au coaching gagnant de Raymond Domenech. La qualification européenne annoncée est même atteinte après seulement deux saisons dans l'élite, le président Jean-Michel Aulas réalisant alors le pari de l'« Europe en trois ans » qu'il avait lancé à son arrivée30. Mais le club frôle la relégation la saison suivante.

En 1995 l'OL revient sur le podium, finissant deuxième derrière des Nantais intouchables cette année-là, grâce à une génération de joueurs formés au club, dont le symbole est l'attaquant Florian Maurice30. L'année suivante, le club prend goût à la Coupe d'Europe, éliminant notamment la Lazio de Rome31. Il retrouve les compétitions continentales en 1997, par la petite porte, celle de l'Intertoto30.


L'équipe se renforce entre chaque saison et monte en puissance, elle termine sixième lors de la saison 1997-1998, puis troisième en 1998-1999 et 1999-200030. En 1999, l'apport de 104 millions de francsnote 6 du groupe Pathé32 qui devient actionnaire à hauteur de 34 % permet à Jean-Michel Aulas de faire entrer son club dans une nouvelle ère en s'offrant un attaquant de renom : Sonny Anderson. Le buteur brésilien en provenance du FC Barcelone devient l'un des joueurs les plus emblématiques de l'histoire de l'Olympique lyonnais33. Lors de la saison 2000-2001, et comme six ans auparavant, le club termine deuxième derrière le FC Nantes, mais remporte la Coupe de la Ligue face à l'AS Monaco34, son premier trophée depuis 1973.
2001-2008 : au sommet de la Ligue 1
Pour le détail des saisons voir : Saison 2005-2006, 2006-2007 et 2007-2008.

En 2002, l'Olympique lyonnais obtient son premier titre de champion de France lors de la dernière journée34. S'ensuit alors une série inédite de sept titres consécutifs de champion de France35. Désormais l'Olympique lyonnais joue les premiers rôles, tant sur le plan national que sur la scène européenne, bien qu'il ne parvienne pas à passer le cap des quarts de finale de la Ligue des champions. Le club intègre le G1436, lobby des dix-huit clubs les plus importants d'Europe. Jean-Michel Aulas en devient même président en 2007 jusqu'à sa dissolution l'année suivante.
Paul Le Guen

L'Olympique lyonnais débute le championnat 2001-2002 avec une étiquette de favori34. En effet, après une seconde place au championnat, une victoire en coupe de la Ligue et une bonne prestation en Ligue des champions l'année précédente, les hommes de Jacques Santini ne peuvent plus créer l'effet de surprise. Alors que le club lyonnais est en tête lors de la neuvième journée37, il est peu à peu distancé par le leader lensois, qui compte sept points d'avance au soir de la dix-neuvième journée38. Mais l'écart ne va cesser de diminuer, à tel point qu'à la veille de la dernière journée, un seul point39 départage les deux équipes, qui s'affrontent au stade de Gerland. Le duel tourne en faveur de l'Olympique lyonnais qui s'impose par trois buts à un et remporte ainsi son premier titre de champion40. Le club termine la saison invaincu à domicile, avec quatorze victoires et trois matchs nuls34.

L'année suivante, Paul Le Guen a remplacé Jacques Santini mais le scénario est similaire. Après un début de saison poussif, l'Olympique lyonnais rattrape le peloton de tête à mi-saison. À dix journées de la fin, le club est quatrième et compte six points de retard sur Marseille41, mais six victoires consécutives34 lui permettent de prendre la tête au soir de la trente-deuxième journée, qu'il conserve jusqu'à la fin du championnat. La saison 2003-2004 voit l'Olympique lyonnais de Paul Le Guen proposer un jeu plus offensif, qui permet à l'équipe de remporter un troisième titre d'affilée à l'issue d'un duel serré avec l'AS Monaco, en tête de la 7e à la 31e journée. L'OL a pour la première fois la meilleure attaque du championnat34. En Ligue des champions, l'OL se hisse jusqu'en quart de finale avant d'être battu par le futur vainqueur de la compétition, le FC Porto.

La saison suivante, l'OL est plus dominateur en championnat : en tête dès la 10e journée, les Lyonnais terminent avec douze points d'avance sur leur dauphin, le Lille OSC. En Ligue des champions, ils s'arrêtent de nouveau en quart de finale, éliminés aux tirs au but par le PSV Eindhoven. Suite au départ de Le Guen, Gérard Houllier est nommé entraîneur le 29 mai 200534. L'équipe survole de nouveau le championnat : quinze points la sépare des Girondins de Bordeaux à la fin de la saison42. L'année suivante, l'OL accentue encore sa domination : les Lyonnais chutent pour la première fois à Rennes le 4 novembre, après neuf victoires consécutives. Cette défaite l'empêche d'égaler le record de dix victoires de suite en championnat de France43, codétenu par l'AS Saint-Etienne, les Girondins de Bordeaux et le Stade de Reims44. Lyon bat le record de la meilleure entame de saison avec seize victoires, deux nuls pour une défaite. La deuxième moitié de saison est plus difficile. En mars 2007, l'OL se fait éliminer en huitième de finale de la Ligue des champions par l'AS Rome31, ce qui constitue son plus mauvais résultat depuis quatre ans34 puis perd la finale de la Coupe de la ligue contre Bordeaux45. Mais le club conserve le titre champion de France, cinq matchs avant la fin de la saison, et égale son record du plus grand nombre de victoires à l'extérieur34.
Contre Manchester United en Ligue des champions 2007-2008

Les échecs européens conduisent au départ d'Houllier, Alain Perrin le remplace. Bien qu'en tête toute la saison, l'OL doit affronter la concurrence de Bordeaux jusqu'à la dernière journée. En disposant de l'AJ Auxerre, Lyon est champion pour la septième fois consécutive35 et bat ainsi le record du nombre de championnats gagnés consécutivement en Francenote 7. Il remporte une semaine plus tard la coupe de France en prenant le dessus sur le Paris SG, ce qui lui permet de fêter le premier doublé de son histoire46. Néanmoins, l'entraîneur Alain Perrin est débarqué en raison de mésententes récurrentes avec certains joueurs et des membres du staff, notamment Joel Bats et Robert Duverne47.

Entre le titre de 2002 et celui de 2007, l'effectif est renouvelé à 80 % et quatre entraîneurs se succèdent48. Il s'agit de Jacques Santini, Paul Le Guen, Gérard Houllier et Alain Perrin mais cela ne remet pas en cause la stabilité garantie par le duo Bernard Lacombe et Jean-Michel Aulas, qui explique en grande partie le succès du club49. Pourtant, depuis la fin de l'année 2006 Lyon a marqué le pas dans la hiérarchie européenne. Incapable de franchir les huitièmes de finale de Ligue des champions trois années de suite, il semble avoir des difficultés à retrouver son efficacité, a fortiori après le départ de plusieurs joueurs majeurs50. Sur la scène nationale, depuis le début de l'année 2007, il éprouve certaines difficultés à imposer son jeu comme il le faisait les deux-trois années précédentes.
2008- : Les places d'honneur sans titre
Pour le détail des saisons voir : saison 2008-2009, 2009-2010 et 2010-2011.
Claude Puel manager général à partir de 2008

Pour remplacer Alain Perrin, Jean-Michel Aulas parvient à recruter Claude Puel51, qu'il avait convoité à plusieurs reprises les années précédentes52. Malgré le titre honorifique de champion d'automne lors saison 2008-2009, Lyon est défait en Ligue des champions par le futur vainqueur, le FC Barcelone et ne parvient pas à suivre le rythme de Bordeaux en championnat, qui le dépasse. Pour la première fois depuis 2000, Lyon n'obtient aucun trophée53, excepté le titre de la section féminine54. À la fin de la saison, Juninho quitte le club et Karim Benzema est transféré au Real Madrid contre la somme de 35 millions d'euros55. Lyon dépense alors plus de 70 millions d'euros56 pour recruter Lisandro Lopez, Aly Cissokho, Michel Bastos et Bafetimbi Gomis, avec l'objectif de reconquérir le titre lors de la saison suivante. En championnat, plusieurs faux pas placent Lyon loin derrière le leader bordelais57, à treize points lors de la trêve hivernale58, mais lors de la seconde partie de la saison, le collectif lyonnais recouvre sa pleine capacité en éliminant le Real Madrid59 puis les Girondins de Bordeaux de la Ligue des champions. La première demi-finale de la compétition de l'histoire lyonnaise se joue contre le Bayern Munich, mais deux défaites lors des deux rencontres sonnent la fin de leur parcours60. Cependant, les Lyonnais obtiennent la seconde place lors de la dernière journée61 qui leur permet de participer pour la onzième fois consécutive à la Ligue des champions. Il s'agit de la deuxième saison consécutive sans trophée pour l'équipe masculine.

Pour la saison 2010-2011, Lyon compte plusieurs départs et seul Jimmy Briand puis Yoann Gourcuff pour 22 millions d'euros sont recrutés. Le début de saison est difficile, l'OL perd notamment son premier derby contre Saint-Étienne à domicile depuis 1994, et se retrouve dix-huitième après sept journées à onze points du leader. La question du maintien de Claude Puel, rejeté par une partie importante des supporters62 et dont les contacts avec Bernard Lacombe sont difficiles63,64, finit par être posée, mais Jean-Michel Aulas décide finalement de le garder en poste. Les résultats s'améliorent et Lyon rejoint le podium en décembre. Le club est éliminé en 8e de finale de la Ligue des champions par le Real Madrid et connait une fin de saison plutôt difficile, mais le club parvient à conserver la 3e place du championnat en devançant le Paris SG et obtient donc une qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des champions. Frustrés par trois saisons blanches d'affilée, les dirigeants changent de stratégie, remplacent Claude Puel par Rémi Garde et décident de s'appuyer sur l'interne. On se tourne alors vers la mise en avant sur le terrain des jeunes du centre de formation, tels que Jérémy Pied, Clément Grenier, Alexandre Lacazette ou encore Enzo Reale. De plus, le club connait de nombreux départs dans le staff comme celui de l'entraîneur des attaquants, Sonny Anderson, une grande étape de reconstruction commence.
Histoire du logo[modifier]

Le premier blason de l'Olympique lyonnais est créé en 1950, lors de la fondation du club. Les couleurs rouge et bleu sont proposées par le chirurgien Marcel Trillata 3. Le blason est directement inspiré du blason de la ville de Lyon65 qui porte « de gueules au lion à la queue léopardée d'argent, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or66 », c'est-à-dire un blason dont la partie inférieure est de couleur rouge et recouverte d'un lion avec une partie supérieure de couleur bleue et recouverte de trois fleurs de lys. Celui de l'Olympique lyonnais conserve la même caractéristique inférieure mais en remplaçant les lys par la mention OL dans la partie supérieure. Ce logo apparaît sur la partie centrale du torse des premiers maillots67. Il est conservé pendant les dix premières années d'existence avant d'être remplacé après les années 1960. À partir de 1970, le blason devient plus complexe avec une succession de bandes blanche, bleue et blanche sur le flanc droit ; le reste est de couleur rouge avec pour motif un ballon de football surmonté du lion caractéristique de la ville de Lyon. Les lettres OL se trouvent à gauche du lion et entrelacées. Ce motif avec un lion faisait face aux lettres OL est conservé sur le logo de 1961 et jusqu'en 1989.

Après l'arrivée de Jean-Michel Aulas en 1987, l'étude d'un nouvel emblème a été lancé. Celui-ci apparaît sur les maillots en 1989 et ne représente plus les blasons d'origine. Son graphisme est plus dynamique et moderne. Il se caractérise par les lettres OL en capital avec une ombre portée sur la droite. Deux liserés en forme de « V » sont incrustés dans les lettres. Le liseré supérieur est de couleur rouge, et le second de couleur bleu. Ce logo sera utilisé par l'Olympique lyonnais jusqu'en 1996. L'année 1996 marque une nouvelle évolution dans le graphisme de l'emblème de l'Olympique lyonnais. Celui-ci retrouve une forme de blason avec chef, c'est-à-dire une bande supérieure horizontale. Celle-ci est de couleur rouge avec en fond et sur deux lignes la mention « Olympique lyonnais » en lettres capitales de couleur or. La partie inférieure teinte en bleue est superposée des lettres OL bordées d'un liséré or et de fond blanc. Le lion caractéristique de la ville de Lyon est inséré dans la lettre O en couleur or. Une petite évolution à ce blason a été effectuée en 2006. Elle concerne la mention « Olympique lyonnais » de la partie supérieure. La couleur or est remplacée par des caractères blancs.

Historiquement, la couleur des maillots domiciles de l'Olympique lyonnais est le blanc. Les premières années et jusqu'en 1961 le maillot blanc est recouvert d'un liseré en forme de « V » formé de deux bandes rouge et bleue68. qui sont les couleurs de la ville de Lyon. Le short est de couleur bleue et la place de l'écusson rouge sur le maillot est soit juste en dessous du col, soit sur le côté gauche de la poitrine.

Un premier changement dans le style de maillot est opéré en 1961 avec le remplacement des liserés en forme de « V » par deux bandes de couleur bleue et rouge placées horizontalement au niveau du ventre69. Le short conserve sa couleur bleue jusqu'en 1964 où il est remplacé par du blanc et cela jusqu'en 1967. Le maillot avec bandes rouge et bleue est abandonné pendant les saisons 1967-1968 et 1969-1979 pour laisser place à un maillot blanc associé avec un short bleu. Entre ces deux dates, le maillot avec bande horizontale bleue et rouge et short bleu est réutilisé70, puis associé à un short blanc entre 1970 et 1971.

À partir de 1971, une nouvelle version du maillot apparaît. Elle se compose d'un maillot blanc habituel avec deux fines bandes verticales de couleur rouge et bleu71 placée sur la partie gauche du maillot. La bande bleue est dans un premier temps celle de droite jusqu'en 1974, puis les couleurs sont inversées jusqu'en 1976.

Après 1976, un changement radical est opéré sur la tunique du club lyonnais. La couleur blanche est remplacée par un ensemble maillot et short entièrement rouge et dépourvu de blason72 pendant les deux saisons entre 1976 et 1978 puis ce rouge est complété de plusieurs bandes verticales bleues les deux saisons suivantes. Le maillot rouge unis est de nouveau remis en place à partir de 198073 et jusqu'en 1990 avec quelques variantes, notamment en 1985 où le haut du maillot et les manches ont une couleur blanche puis en 1989 avec une bande de couleur bleue en forme de « V » sur la partie haute du maillot.

La couleur originelle blanche est remise au goût du jour après 199074. Cette année là, les liserés du style années 1950 sont remis en place. Les cinq années suivantes proposent des maillots plus bariolés avec couleur dominante blanche. Puis à partir de 1996, les bandes verticales rouge et bleue sont remises en place. Celles-ci sont placées sur le côté gauche du maillot jusqu'en 1998 avant de passer au modèle avec deux larges bandes verticales placées au milieu du maillot jusqu'en 2001. L'année suivante, l'équipe porte un maillot uniquement blanc75. Le reste des années 2000 permet une alternance des tuniques à bandes verticales soit centrales, soit sur latérales76. En 2009, l'Olympique lyonnais opte à nouveau pour un maillot à bandes horizontales, mais de manière inversée par rapport aux années 1960 puisque la bande rouge est sur la partie supérieure. L'année suivante, en 2010, l'OL adopte un maillot à bandes diagonales, avec des lions intégrés aux bandes.
Évolution du style de maillot

Le palmarès des Lyonnais s'oriente essentiellement sur les sept victoires consécutives en championnat national au début des années 2000. Seuls trois clubs ont bénéficié de plus de sacres : il s'agit de l'AS Saint-Étienne avec dix titres de champion de France professionnel puis Marseille avec neuf titres et le FC Nantes avec huit titres77. La Coupe de France a été remportée quatre fois par le club. Les trois premières dans les années 1960 et 1970 puis la dernière en 2008, pour le premier doublé coupe-championnat des Rhodaniens. Enfin, une Coupe de la Ligue en 2001 complète la liste des compétitions principales77. L'Olympique lyonnais termine premier de la zone Sud du Championnat de France de football 1944-1945. Cette victoire étant acquise dans un « championnat de guerre », elle ne fait pas partie du palmarès officiel du clubnote 8. Le palmarès de l'OL comporte aussi des victoires dans des trophées saisonniers. Le club remporte ainsi la Peace Cup 2007 et est finaliste en 2003 et 2005.

Le tableau suivant récapitule les performances de l'Olympique lyonnais dans les diverses compétitions françaises et européennes. Les Lyonnais ont participé systématiquement à la Ligue des champions de l'UEFA depuis 1999, atteignant assez régulièrement au moins le stade des huitièmes de finale. De plus, ils participent régulièrement à une compétition européenne depuis 1995.
Palmarès de l'équipe première de l'Olympique lyonnais Compétitions nationales Compétitions internationales

Championnat de France de Division 1 / Ligue 1 :
Champion (7) - 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008
Vice-champion (3) - 1995, 2001, 2010

Coupe de France :
Vainqueur (4) - 1964, 1967, 1973, 2008
Finaliste (3) - 1963, 1971, 1976

Coupe de la Ligue :
Vainqueur (1) - 2001
Finaliste (2) - 1996, 2007

Trophée des champions :
Vainqueur (6) - 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007
Finaliste (1) - 2008

Challenge des champions (de 1955 à 1986) :
Vainqueur (1) - 1973
Finaliste (1) - 1967

Championnat de France de Division 2 :
Champion (3) - 1951, 1954, 1989



Ligue des champions :
Meilleure performance : Demi-finaliste (1) - 2010
Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe :
Meilleure performance : Demi-finaliste (1) - 1964
Ligue Europa :
Meilleure performance : Quart de finale (2) - 1967, 1999
Coupe Intertoto :
Vainqueur (1) - 1997

Compétitions régionales

Championnat USFSA Lyonnais :
Champion (4) - 1906, 1907, 1910, 1913note 9
Championnat de France Zone Sud :
Champion (1) - 1945note 9

Au classement européen des clubs de football, le club est 11e au 30 juin 2011.

Lors des distinctions France Football, l'Olympique lyonnais est nommé Club de l'année à six reprises de 2002 à 2007. Il est également vainqueur de la catégorie Politique de recrutement de l'année quatre fois de 2003 à 2006, et de la catégorie Politique de jeunes de l'année sept fois en 1975, 1976, 1978, 1989, 1994, 1995 et 1997. Le club remporte le Classement de l'offensive de la Ligue de football professionnel (LFP) à six reprises en 2002 puis de 2004 à 2008, et le Classement challenge du fair-play en 2002, 2003 et 2005. En 2006, un trophée d'honneur est remis à l'OL lors des Trophées UNFP du football.

Au niveau individuel, le meilleur buteur du championnat de France est quatre fois un joueur de l'OL. Il s'agit d'André Guy en 1969, de Sonny Anderson en 2000 et 2001, puis de Karim Benzema en 2008. Aux Trophées UNFP du football, cinq joueurs de l'Olympique lyonnais sont désignés meilleur joueur de Ligue 1 : Michael Essien en 2005, Juninho en 2006, Florent Malouda en 2007, Karim Benzema en 2008, et Lisandro Lopez en 2010. Grégory Coupet est désigné meilleur gardien de 2003 à 2006, et Hugo Lloris en 2009 et 2010. Le meilleur espoir du championnat est Lyonnais à trois reprises : Florian Maurice en 1995, Sidney Govou en 2001, et Hatem Ben Arfa en 2008. Enfin, deux techniciens du club sont nommés meilleur entraîneur de Ligue 1 : Paul Le Guen en 2005, et Gérard Houllier en 2007. Le Ballon de Plomb est attribué à Frédéric Piquionne en 2008.

L'Olympique lyonnais est durant la plus grande partie de son histoire un club de milieu de tableau, sans performance exceptionnelle, jusqu'aux années 2000, où sa domination du football français lui permet de s'attaquer à nombre de records.

Sur le plan national, le club est le seul à avoir remporté sept titres consécutifs (entre 2002 et 200881). Ce nombre de victoires consécutives est rare dans les grands championnatsnote 2. Mais d'autres performances découlent de cette domination : lors de la saison 2005-2006, l'Olympique lyonnais termine le championnat avec 84 points82 et constitue une performance inédite depuis l'instauration de la victoire à trois points. La saison suivante, le club termine la saison avec 81 points, mais une avance de 17 points sur son dauphin Marseille83 et un score de 50 points à mi-championnat84 qui n'avait jamais été établi depuis la règle de la victoire valant trois points. Enfin, soixante-quatorze buts ont été marqués par les Lyonnais pendant la saison 2007-200885. Le record du nombre de victoires en matchs joués à l'extérieur détenu jusqu'alors par AS Saint-Étienne lors de la saison 1969-1970 et l'Olympique de Marseille lors des saisons 1971-1972 et 2008-2009 avec douze victoires a été égalé par le club lors des exercices 2005-2006 et 2006-2007. La meilleure affluence sur un match a été battue lors d'une rencontre entre Lille OSC et l'OL, lors de la 27e journée de la saison 2008-2009 jouée au Stade de France, 78 056 spectateurs avaient fait le déplacement86. Trois joueurs ont participé aux sept titres de l'Olympique lyonnais pendant les années 2000, entre 2002 et 2008, cela en fait les joueurs les plus titrés consécutivement. Il s'agit de Grégory Coupet, Juninho et Sidney Govou.

Sur le plan européen, l'Olympique lyonnais a réussi à obtenir le deuxième plus gros score de la Ligue des champions, en battant, en 2005, le Werder de Brême sur le score de 7 buts à 2 en huitième de finale de la compétition87.
Personnalités historiques du club[modifier]
Joueurs emblématiques[modifier]
Article détaillé : Liste des joueurs de l'Olympique lyonnais.

Depuis sa création, plusieurs joueurs ont marqué l'histoire de l'Olympique lyonnais88. Certains d'entre eux de renommée internationale ont été formés par le club, d'autres recrutés dans le monde entier ont largement contribué à écrire l'histoire du club.

L'Olympique lyonnais est formé en 1950 et Camille Ninel, originaire de Fort-de-France, est l'un des pionniers de ce club fraîchement formé. Il joue au poste de milieu de terrain et passe dix ans de sa carrière dans l'équipe. L'année suivante, André Lerond arrive en tant que défenseur et reste huit années avant de rejoindre le Stade français. L'Algérien Abdelhamid Kermali est l'un des premiers attaquants de l'Olympique lyonnais, il est recruté en 1951. Aimé Mignot effectue toute sa carrière professionnelle au sein du club89. Il arrive entre Rhône et Saône à l'âge de 23 ans, en 1955, pour effectuer onze saisons en tant que défenseur. Son seul but marqué est en quart de finale aller de la Coupe des Coupes. Il est ensuite devenu entraîneur du club, de 1968 à 1976.
Raymond Domenech, ancien joueur et entraineur de l'OL

Le meilleur buteur de l'histoire de l'Olympique lyonnais est Fleury Di Nallo90. Avec 222 buts entre 1960 et 1974 dont 182 en championnat2, cet attaquant a conquis les trois premières Coupe de France avec Lyon en 1964, 1967 et 1973. Il joue 489 matchs officiels avant d'être transféré au Red Star en 1973. Deux joueurs de renom sont arrivés à Lyon en 1969. Il s'agit de Bernard Lacombe alors qu'il a seulement dix-sept ans91. Serge Chiesa est quant à lui le joueur le plus capé de l'Olympique lyonnais. Il a à son compteur 541 matchs officiels dont 477 en championnat92. Il arrive au club le 25 avril 1969 en provenance de l'AS Montferrand en CFA. L'année suivante, Raymond Domenech, natif de Lyon, signe un contrat professionnel. Sa caractéristique de joueur viril et violent93 en font un élément essentiel de la défense lyonnaise. Il joue par ailleurs 270 matchs lors de ses six saisons passées au club.

Alain Caveglia, natif de Vénissieux dans la banlieue lyonnaise, ne joue à l'OL qu'après l'âge de vingt huit ans en 1996. C'est un buteur agile94 qui marque 54 buts en championnat en 127 rencontres. Cela lui permet d'obtenir le surnom de « Cavegoal ». Mais l'arrivée de Sonny Anderson lui barre la route et le contraint à quitter le club en 2000. Formé dans le club voisin de l'AS Saint-Étienne, Grégory Coupet est transféré à l'Olympique lyonnais en 1997. Dès son arrivée au club, il est entraîné par Joël Bats et s'impose dans la cage lyonnaise. Il joue cinq cent dix-huit matchs et remporte tous les trophées conquis par le club entre 2001 et 2008, soit une Coupe de la Ligue, une Coupe de France et sept titres consécutifs de Champion de France95. Sonny Anderson est recruté par Jean-Michel Aulas en 1999. Il évolue alors au FC Barcelone, club dans lequel il ne parvient pas à s'imposer. Le montant du transfert est évalué à 120 millions de francs96,note 10. Il est le premier grand attaquant ayant permis la montée en puissance du club au début des années 2000. Ce joueur a remporté par deux fois en 2000 et 2001 le classement du meilleur buteur du championnat de France puis la Coupe de la Ligue en 2001 et deux titres de Champion de France en 2002 et 2003 avant de quitter le club avec quatre-vingt-onze buts marqués en cent cinquante quatre matchs33.
Juninho Pernambucano lors d'un entraînement

Cláudio Caçapa97 et Edmilson98 sont deux autres joueurs de la génération brésilienne de l'Olympique lyonnais. Ils sont recrutés en 2000 et passent respectivement sept et quatre années sous le maillot lyonnais. Leur carrure leur permet de s'imposer en défense centrale et de jouer respectivement 154 matchs dont sept buts et 140 matchs dont quatre buts. Cette même année 2000, le Camerounais Marc-Vivien Foé arrive au club. Son destin tragique lui fait perdre la vie sur la pelouse du stade de Gerland lors de la Coupe des Confédérations 200399. A la fin de l'exercice 2000-2001, Lyon remporte la Coupe de la Ligue, premier trophée d'une longue série acquis grâce à un but du suisse Patrick Müller, arrivé en début de championnat, et qui a disputé plus de 150 matchs sous le maillot de l'OL, parfois en tant que capitaine. En 2001, Marcelo est recruteur spécialisé dans le secteur du Brésil pour l'Olympique lyonnais. Il supervise alors un joueur du RC Vasco de Gama à Rio de Janeiro. Il s'agit de l'international brésilien Juninho Pernambucano100. Meneur de jeu et efficace sur les coups-francs, il devient un élément essentiel du dispositif lyonnais. Il a notamment marqué cent buts dont quarante-quatre sur coups-francs en 344 matchs. Il fait partie de la génération ayant remporté la Coupe de la Ligue en 2001, les sept titres consécutifs de Champion de France et la Coupe de France. Mahamadou Diarra101 et Michael Essien respectivement recruté en 2002 et 2003 sont des milieux de terrain athlétiques. Ils ont permis au club ses années de gloire au milieu des années 2000, mais l'attrait des grands clubs européens pour leur qualité physique aura contraint l'Olympique lyonnais de s'en séparer102. Karim Benzema est un autre joueur à avoir été formé à Lyon. Il entre au centre de formation du club en 1996 et signe son premier contrat professionnel en 2004103. Il se révèle au niveau international en développant ses qualités de buteur au sein de l'attaque lyonnaise. Il obtient ensuite ses premières sélections en Équipe de France en 2007 puis est transféré au Real Madrid en 2009 pour 35 millions d'euros104.
Entraîneurs

De la saison 1950-1951 à la saison 2009-2010, vingt-quatre entraîneurs se succèdent à la tête de l'Olympique lyonnais48. Ils occupent leur fonction en moyenne pendant deux ans et demi. L'entraîneur le plus titré est Paul Le Guen qui remporte trois titres de champion de France entre 2003 et 2005 lors des ses trois saisons au club. Viennent ensuite Gérard Houllier avec deux titres en 2006 et 2007, Jacques Santini avec un titre en 2001 et une Coupe de la Ligue en 2000 et Alain Perrin, le premier entraîneur Lyonnais à remporter un doublé Coupe de France-Championnat en 2008.
Liste des entraîneurs de l'Olympique lyonnais # Période Nom
1 1950–déc. 1954 Oscar Heisserer
2 déc. 1954–1955 Julien Darui
3 1955–1959 Lucien Troupel
4 1959–1961 Gabriel Robert
5 1961–1962 Manuel Fernandez
6 1962–1966 Lucien Jasseron
7 1966–1968 Louis Hon
8 1968–fév. 1976 Aimé Mignot
9 fév. 1976–1980 Aimé Jacquet
10 1980–nov. 1981 Jean-Pierre Destrumelle
11 nov. 1981–fév. 1982 Vladimir Kovačević
12 fév. 1982–1984 Robert Herbin
13 1984–oct. 1987 Robert Nouzaret
14 oct. 1987–mars 1988 Denis Papas
15 mars 1988–1988 Marcel Leborgne
16 1988–1993 Raymond Domenech
17 1993– 1995 Jean Tigana
18 1995–oct. 1996 Guy Stéphan
19 oct. 1996–2000 Bernard Lacombe
20 2000–2002 Jacques Santini
21 2002–2005 Paul Le Guen
22 2005–2007 Gérard Houllier
23 2007–2008 Alain Perrin
24 2008-2011 Claude Puel
25 2011- Rémi Garde

Oscar Heisserer est le premier entraîneur nommé en 1950. Il était préalablement en poste au Lyon olympique universitaire depuis 1949a 3. Il permet à l'OL de remonter en première division en remportant le titre de Championnat de France de division 2 en 1951105. Mais le club ayant des difficultés à s'imposer, Oscar Heisserer alors âgé de trente-huit ans décide de jouer un matcha 5. Il marque un but contre le Football Club de Sète 34 et permet à son équipe de s'imposer. Malgré cela, le club retombe en seconde division, et Oscar Heisserer ne fait plus l'unanimité. Le capitaine olympien, André Lerond, accorde une interview dans le journal L'Équipe dans lequel il émet des critiques ayant pour conséquence la démission de l'entraîneur le 24 décembre 1954b 7. Julien Darui devient le second entraîneur de l'Olympique lyonnais en signant un contrat de six moisa 6. Mais les résultats sont jugés trop insuffisant et le contrat n'est pas renouvelé. Lucien Troupel le remplace dès le début de la saison 1955 pour rester quatre saisons. Gabriel Robert, en 1959 et 1960, puis Manuel Fernandez en 1961 n'offrent pas de bons résultats à l'OL puisqu'ils ne permettent que des classements entre la quinzième et la seizième place.

En 1962, l'Olympique lyonnais n'a toujours pas gagné de titre au plus haut niveau français et a vu passer trois entraîneurs différents en quatre saisons. Lucien Jasseron est nommé à l'inter-saisona 7. Il permet au club d'atteindre la première finale de Coupe de France de son histoire cette même année avant de la remporter l'année suivante. Mais les résultats se dégradent les années suivantes, et il est remercié à la fin de la saison 1965-1966 ponctué par un seizième place en championnat. L'entraîneur du Real Saragosse, Louis Hon, est appelé en remplacement, et permet dès son arrivée de remporter la seconde Coupe de France pour l'OL. Malgré ce succès, et comme pour les entraîneurs précédents, les résultats en championnat ne sont pas à la hauteur et Louis Hon est contraint de quitter le club.

Il est décidé qu'un ancien joueur du club, Aimé Mignot106, soit désigné pour prendre en main l'équipe. Il s'agit d'un habitué du club qui a joué plus de quatre cents matchs sous le maillot de l'OL entre 1955 et 1966, et qui effectue en 1968 une reconversion en tant qu'entraîneur. Lors de sa fonction, il permet à Bernard Lacombe, futur entraîneur, d'effectuer ses premiers matchs sous le maillot lyonnais106 en 1969. Les débuts sont difficiles pour son équipe, mais elle parvient à obtenir une place de finaliste en Coupe de France en 1971, une victoire en 1973, et des places dans les cinq premiers du championnats entre 1971 et 1975. L'année suivante, les mauvais résultats provoquent le départ d'Aimé Mignot au mois de février. Il est remplacé par Aimé Jacquet qui parvient à sauver le club de la relégation en championnat et obtient une place de finaliste en Coupe de France. Il quitte le club en 1980 pour rejoindre les Girondins de Bordeaux. Le club entre alors dans une période où les entraîneurs se succèdent rapidement. Jean-Pierre Destrumelle, entre 1980 et novembre 1981, Vladimir Kovačević jusqu'en février 1982, Robert Herbin jusqu'en 1984, puis Robert Nouzaret jusqu'en octobre 1987a 8, Denis Papas jusqu'en mars 1988 et Marcel Leborgne jusqu'en juin 1988 sont placés à la tête d'un club qui est rétrogradé en seconde division en 1983 sans parvenir à réintégrer l'élite.

L'année 1988 marque une nouvelle ère dans l'histoire de l'OLa 9. Jean-Michel Aulas, fraichement installé à la présidence du club, nomme Raymond Domenech, un ancien joueur du club, au poste d'entraîneura 9. Il impose alors de nouvelles méthodes avec des stages et des séances d'entraînement portés sur l'endurance et le développement musculairea 10. Mais n'ayant que trente-six ans, il marque son autorité en annonçant : « Parlons enfin football à Lyon. Le premier qui critique l'autre, le copain, le dirigeant ou le club, je le vire ! »a 9 en référence au malaise interne des années précédentesa 11. L'Olympique lyonnais obtient le titre de championnat de France de deuxième division et la montée en première division dès la première année de fonction de Raymond Domenech. Il est remplacé par Jean Tigana en 1993 sans qu'aucun autre titre ne soit remporté. Ce dernier conserve son poste deux saisons et termine vice-champion de France en 1995. Guy Stéphan alors entraîneur adjoint depuis 1992 est nommé à la tête de l'équipe, mais est rapidement licencié par Jean-Michel Aulas en octobre 1997107 pour être remplacé par Bernard Lacombe et José Broissart. Le duo est maintenu pendant trois ans, jusqu'à la fin de la saison 1999-2000 et réussit à placer l'équipe sur le podium du championnat à deux reprises.

À partir de la saison 2000-2001, Bernard Lacombe devient conseiller du président Jean-Michel Aulas, et Jacques Santini est nommé entraîneur. Il permet à l'Olympique lyonnais de remporter une Coupe de la ligue en 2001 et son premier titre de champion de France en 2002. Il ne renouvelle pas son contrat et est donc remplacé par Paul Le Guen qui en restant trois saisons au club remporte trois titres de champion. Gérard Houllier lui succède en 2005 et remporte deux titres de champion, ainsi qu'une place de finaliste de la Coupe de la ligue en 2007. Malgré ces résultats, il entretient des rapports difficiles avec ses joueurs et son staff qui ne lui permettent pas de renouveler son contrata 12. Il est remplacé par Alain Perrin qui ne reste qu'une saison, à cause de difficultés avec l'encadrement, mais qui permet au club de remporter le premier doublé coupe-championnat de son histoire. Ce dernier est licencié malgré sa dernière année de contrat à honorer108 et est remplacé par Claude Puel qui est nommé, en 2008, manager général lui procurant un champ d'action plus élargi que celui de ses prédécesseurs109. Ce dernier, arrivé avec un contrat de 4 ans mais n'ayant conquis aucun titre en 3 saisons, est licencié en juin 2011110 et remplacé par Rémi Garde111.
Présidents
Liste des présidents de l'Olympique lyonnais # Période Nom
1 1950–1959 Armand Groslevin
2 1959–1965 Ferdinand Maillet
3 1965–1977 Édouard Rochet
4 1977–1981 Roger Michaux
5 janv. 1981–mai 1982 Jean Perrot
6 mai 1982–janv. 1983 Raymond Ravet
7 janv. 1983–juin 1987 Charles Mighirian
8 depuis 1987 Jean-Michel Aulas

Huit présidents se succèdent à la présidence112 de l'Olympique lyonnais depuis la création du club en 1950. Le premier en date est Armand Groslevinc 1 jusqu'en 1959. Il est à l'origine de la création du club, et de la conservation de Oscar Heisserer au poste d'entraîneur. Armand Groslevin parvient à élever son club au niveau européen lors de sa dernière année de fonction dans la Coupe des villes de foires, mais il cède sa place à Ferdinand Maillet113. La présidence dure six années et permet à l'OL de gagner sa première coupe de France. Un autre créateur de l'Olympique lyonnais devient président en 1965, il s'agit d'Édouard Rochet114, un professeur de la faculté de médecine de Lyon. Mais les difficultés financières du club l'obligent à vendre une partie de l'effectif et, en compagnie de ses assistants Pierre Forest et Gérard Nicol, à quitter la direction. En 1977, Roger Michaux115 prend la succession des douze années de présidence d'Édouard Rochet. Il a pour objectif le redressement financier du club et Jean Perrot, comme le souhaite la mairie, est nommé dans le comité de gestion. La vente de joueurs cadres comme Raymond Domenech et Bernard Lacombe est effectuée. Mais cela ne suffit pas, et malgré une bonne saison sportive en 1980-1981, Roger Michaux doit laisser sa place en cours de saison. En effet, le 9 janvier 1981, une assemblée générale exceptionnelle116 le place en minorité, et le contraint à démissionner. Jean Perrot, son ancien président délégué, prend sa place. Il fait transformer un bâtiment en centre de formation, centre médical et salle de musculation et projette aussi la création d’un nouveau stade. Mais début mai 1982, trois membres du comité de gestion démissionnent et de nouvelles élections doivent avoir lieu. Jean Perrot démissionne le 9 mai 1982. Deux jours plus tard ont lieu de nouvelles élections117, qui nomme Raymond Ravet, un membre du Conseil d’administration depuis 1954. Mais il démissionne à son tour moins d'un an plus tard, le 5 janvier 1983.

Une assemblée générale exceptionnelle a lieu le 13 janvier 1983118, elle place Charles Mighirian, un ancien membre du comité directeur du Nîmes Olympique, à la tête de l'Olympique lyonnais. Ses premières actions ont pour but la négociation du départ de Fleury Di Nallo alors directeur sportif, et le limogeage de l'entraîneur Vladimir Kovačević. Robert Herbin le remplace mais ne peut empêcher la relégation du club en deuxième division. Sous la menace d'un dépôt de bilan, Serge Chiesa est libéré de son contrat pour alléger les comptes du club. Or les résultats n'étant toujours pas à la hauteur des ambitions du club, Robert Nouzaret devient le nouvel entraîneur à partir de 1984. Mais le club ne parvient toujours pas à monter en première division et Charles Mighirian envisage de se retirer de la présidence. C'est en mars 1987 qu'un nouveau membre est élu au comité de gestion du club. Il s'agit d'un industriel lyonnais, Jean-Michel Aulas. Des discussions ont lieu entre les deux hommes, et Charles Mighirian décide de lui laisser sa place, pensant que Jean-Michel Aulas pourrait permettre au club de progresser.

Le premier objectif de Jean-Michel Aulas est le retour du club en première division29, il est réalisé dès 198927. C'est à cette période qu'il annonce aux médias son ambition de jouer la coupe d'Europe d'ici trois ans29. Mais le tournant de la présidence de Jean-Michel Aulas est le recrutement de l'attaquant Sonny Anderson en juin 1999 pour un montant record d'environ 18 millions d'euros. Les deux années suivantes, ce dernier termine meilleur buteur du championnat de France et permet de remporter la Coupe de la Ligue en 2001 et deux titres de Champion de France en 2002 et 200333. Mais c'est au total sept titres consécutifs qui seront remportés par le club entre 2002 et 2008. Outre le plan sportif, à son arrivée, Jean-Michel Aulas a pris en main un club pourvu d'un déficit de plus d'un million d'euros, pour un budget de 2,29 millions d'euros29. Seize années plus tard, le budget du club franchit la barre des cent millions d'euros.
Structures du club
Stade[modifier]
Stade de Gerland
Stade de Gerland.

Le stade occupé par l'Olympique lyonnais depuis que le club existe en 1950 est le stade de Gerland119. Il est inauguré en mai 1926 et son architecte, Tony Garnier le crée pour être un stade omnisports5. Plusieurs aménagements ont lieu au cours de son histoire. Le stade est rénové en 1984 à l'occasion de l'Euro de football, ainsi qu'en 1998 à l'occasion de la coupe du monde de football119 pour ne conserver que son terrain de football.

Ce stade est la propriété de la ville de Lyon119. Il dispose de quatre tribunes distinctes et de vingt-huit loges permettant la venue des partenaires et des invités119. Avec une capacité déclarée de 41 842 places5, il ne permet d'accueillir que 40 494 spectateurs119 lors des matchs de football, une partie des tribunes devant être fermée pour séparer les supporters visiteurs.
Projet du grand stade
Article détaillé : « OL Land ».

Un projet de construction d'un grand stade, initialement appelé « OL Land », a été dévoilé en 2007120 par le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. Celui-ci est destiné à remplacer le stade de Gerland, propriété de la ville de Lyon119, par un nouveau stade privé d'une capacité prévue de 60 000 places121, associé à un complexe commercial accueillant un musée, un centre de sport, un centre de fitness, une piscine, un centre commercial, le centre d'entraînement et un petit parking122. L'inauguration du stade est prévue pour décembre 2013123 sur la commune de Décines dans l'est lyonnais et pour un montant de 450 millions d'euros123. L'OL a déposé la demande de permis de construire en mairie de Décines le 18 janvier 2011 et le stade se nommerait Stade des Lumières124.

Or, l'implantation dans la commune de Décines est soumise à controverse puisque des associations de riverains ont mis en avant125 plusieurs points jugés problématiques comme les nuisances sonores lors des matchs, et les problèmes de desserte des transports en commun lors de l'afflux massif de supporters.
Centre d'entraînement Tola Vologe
Article détaillé : Centre Tola Vologe.

Comme la plupart des installations du club, le centre d'entraînement de l'Olympique lyonnais, appelé centre Tola Vologe, est situé dans le quartier de Gerland à proximité du stade126. Le site regroupe les lieux d'entraînements du groupe professionnel, le siège du club mais également le centre de formation pour les jeunes. Le site composé de plusieurs terrains de football propose également dans ses bâtiments des salles de sport pour la musculation ou les soins de kinésithérapie.

Le nom du site a été donné en hommage à Anatole Vologe dit Tola127, un sportif lyonnais né en Russie et abattu par la Gestapo à Lyon en 1944, lors de la Seconde Guerre mondiale.
Sièges

Le siège de l'Olympique lyonnais se trouve à proximité du stade de Gerland dans le septième arrondissement de Lyon. Il est situé au 350 de l'Avenue Jean-Jaurès128 dans un bâtiment de deux étages accolé au centre d'entraînement du club.
Boutiques officielles
Boutique et billetterie de l'Olympique lyonnais

L'Olympique lyonnais dispose de trois boutiques officielles dans l'agglomération lyonnaise129. La principale, d'une surface de 300 mètres carrés, est située dans le quartier de Gerland à proximité du stade. Elle est dotée de bureaux pour la direction au premier étage et d'une billetterie. La seconde est située en Presqu'île dans le centre de Lyon et dispose également d'une billetterie. La dernière est installée dans un terminal de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry129.

Le club a également créé des lieux de restauration130 dans trois endroits de l'agglomération. Le premier se trouve à Vaulx-en-Velin dans le quartier du Carré de soie, le second dans le quartier de Vaise et le troisième à l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry130.
OL Fondation

Le club a créé une structure en partenariat avec plusieurs soutiens majeurs pour soutenir et développer une politique de mécénat dans quatre domaines particuliers : l’insertion par le sport, l’éducation, l’aide aux personnes malades ou hospitalisées et le soutien au sport amateur. Cette fondation a comme membres fondateurs l'OL, Accor, Cegid Group, Pathé et Providis Logistique.

Elle soutient des associations qui œuvrent dans les champs d'actions prévus131. Elle organise aussi des opérations de promotion ponctuelles, comme le soutien de la deuxième nuit Solidaire pour le logement aux côtés d’Emmaüs132, au moyen d'un maillot portant la mention de l'opération.
Partenariat

L'Olympique lyonnais dispose de conventions signées avec des clubs de football à l'étranger. Elle consiste à mettre en place un partenariat dans les domaines de la formation des jeunes joueurs, de l’échange de savoir-faire, de collaboration technique et professionnelle133. Les clubs de Yokohama F. Marinos134 au Japon et le Club africain135 en Tunisie sont signataires.
Aspects juridiques et économiques
Statut juridique et légal

L'Olympique lyonnais est depuis son origine une association titulaire d'un numéro d'affiliation à la Fédération française de football136 mais également une société composée d'un président unique. Cette dernière a le statut de société anonyme sportive professionnelle128 et gère le groupe professionnel ainsi que le merchandising. La holding OL Groupe est par ailleurs introduite en bourse.

Sur le plan international, le club était notamment membre du G14 qui était une organisation des clubs les plus importants et riches d'Europe, avant sa dissolution en janvier 2008. Jean-Michel Aulas en fut son président137. Le club est désormais membre de l'Association européenne des clubs qui représente les intérêts des clubs de football en Europe138.
Direction du club
Siège de l'Olympique lyonnais

L'Olympique lyonnais est dirigé par son président Jean-Michel Aulas en poste depuis 1987139. L'organisation du club a connu un véritable changement depuis l'arrivée de ce dernier. En 1987, seul quatre administratifs sont salariés, dont un à mi-temps, puis dans les années 2000, plus de cent administratifs sont employés29. Le président est épaulé par un conseiller, Bernard Lacombe, qui occupe successivement diverses fonctions au sein du club, en commençant par sa carrière de footballeur puis sa recon